Nomades

Noel ARDEVNICCI
Nomade
© Noel ARDEVNICCI, 1988. Tous droits réservés. Auto-édition ISBN 2-9500628-4-9 2ème trimestre 1988

Merci à Jean-Luc Godard
Et à Pierrot le Fou;
Vent de sable
Dans les consciences Normalisées.
Merci au Voleur de feu,
Et à Bernard Lavilliers;
Rêveur funambule
Soutenant
Nos chimères.
Merci à tous...

Glisser du nom
Au No man's land
Et devenir Nomade
Ou bien...
Explorer l'intérieur
Avec une seringue
Entrer par la serrure
Des viandes artificielles
Et admirer notre image
Sur l'écran du téléviseur...
Et pendant ce temps
Les descendants des fiers
Guerriers Indiens
Survivent dans des réserves
Visitées par
Des touristes expérimentaux...


A suivre © Noel ARDEVNICCI

Noel ARDEVNICCI est un des autres nom d'auteur de Gilles PRIN.

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Lirréversible feu

L'Irresistible Feu
© Noel ARDEVNICCI, 1988. Tous droits réservés. Editions ALIF Ateliers-Création ISBN 2-907013-05-X 2ème trimestre 1988
Paru dans le cadre du
Bicentenaire de la Révolution Française - CLEF 89

"La guerre civile est dans nos consciences"
Simon BREST

ORDRE DE POÉTISATION GÉNÉRALE

Article 1 - "La poésie doit être faite par tous" LAUTRÉAMONT
Article 2 - "L'Art est une grande vibration où personne ne dépasse personne" Jean COCTEAU
Article 3 - "Je n'écris jamais que pour me contredire, au moins dans ce que je viens immédiatement d'écrire" Louis ARAGON
Article 4 - "Il faut porter du chaos en soi pour accoucher d'une étoile qui danse" NIETZCHE
Article 5 - "Il faut donc que les institutions sociales mènent à ce point, qu'elles otent à tout individu l'espoir de devenir jamais ni plus riche, ni plus puissant, ni plus distingué par ses lumières qu'aucun de ses égaux" Gracchus BABEUF
Article 6 - "Il n'existe que deux types d'Hommes :
1. Les esclaves (et leurs maîtres)
2. Les Hommes libres"

A suivre © Noel ARDEVNICCI

Noel ARDEVNICCI est un des autres nom d'auteur de Gilles PRIN.

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L'Amant noir du Luxembourg - Roman

Il mangeait sans arrêt : gâteaux, chocolats, sucreries, galettes, glaces, hamburgers... il n'arrêtait pas de manger; pourtant, il restait mince.

Peut-être voulait-il posséder le monde ? Manger, manger... atteindre l'infini... mais le monde se dérobait. Somme toute, il n'avait que sa haine et cela ne suffisait pas pour vivre.

Dans la cuisine traînaient, depuis plus de dix jours, trois sacs poubelles. Avec la chaleur, une odeur de poisson imprégnait la maison tout entière. Il regardait les sacs et haussait les épaules. Une petite fille lisait, assise sur le canapé. Il se disait qu'il la mettrait bien dans un des sacs...


Roman d'un amour perdu...
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Mona Love, La Nuit - Roman

Roman noir pour ados - Publié chez Syros Editions - Octobre 1992

CH 1. RUE DES VERTUS.

Il ne pleuvait plus.

Sur le trottoir, une flaque d’eau attirait mon attention. Immobile dans le froid du soir, je la contemplais. Cela ressemblait grossièrement à un oiseau en plein vol: ailes déployées, longues, un peu rondes; ventre dodu légèrement affiné vers la queue; tête altière avec un bec vaguement crochu.

La lumière des lampadaires donnait à la flaque une teinte jaune bleuâtre. Au centre de la tête, un caillou rouge formait l’oeil. Cela tenait aussi bien de la poule que de l’aigle ou de la colombe. Drôle d’oiseau.
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IMMORTELS DESERTS - Nouvelles - Recueil

Plusieurs nouvelles dont "LE SURVIVANT" Nouvelle primée au concours "EVRY-NOUVELLES 91

LE SURVIVANT

Nouvelle primée au concours "EVRY-NOUVELLES 91"

Ecoute moi bien, ami chez qui je viens demander asile et qui m'offre l'hospita- lité sans arrière pensée.
Voici plus de vingt ans, au sortir de l'école des scribes, mes amis se rendirent au service d'Akhénaton le maudit et moi, je fus exilé, poursuivi, banni de ma fonction. Je voulais rester fidèle aux anciennes croyances.

Depuis, je vivais pauvrement grâce à mon savoir : j'écrivais des requêtes pour les petits notables du village ou encore des chansons d'amour com- mandées par des jeunes gens aisés. Parfois, je soignais les malades en échange de nourriture et de vêtements. J'en vins à écrire pour moi et à com- poser des oeuvres que je lisais à quelques initiés fidèles.
J'écrivais pour condamner les scribes et les clercs qui préfèrent leur papyrus doré à leur conscience. J'écrivais pour donner un sens nouveau à ma vie. Puisqu'on m'avait volé ma destinée, je m'en étais inventé une.

Mais écoute, écoute bien, car voici comment, alors que j'aurai pu continuer ainsi, solitaire et misérable, voici comment j'ai décidé de quitter mon exil, voi- ci ce qui m'a amené chez toi.
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Le Carnet Bleu - Nouvelle

Je ne suis pas satisfait de cette nouvelle de science-fiction . . . Elle fait cependant partie de mon trajet d'écriture... Lire la suite...
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Contes Sauvages - Contes - Recueil

(Plusieurs contes pour adultes)

L’OEIL

Il y a de cela un an exactement, un matin, alors que le soleil n'était qu'une braise minuscule perdue dans l'immensité du ciel, un étranger frappa à la porte de notre demeure.
Il avait les traits tirés de quelqu'un qu'une longue marche avait épuisée. Sa toge était couverte de sable et de poussière, mais ses vêtements étaient ceux d'un noble , son maintien celui d'un sage. Malgré son grand âge, il pa- raissait pouvoir vivre encore cent ans. Il me dit:

- Je me nomme Orgün et je possède l'Oeil. Je viens à toi, Excen,car je sais. Tu t'approprieras l'Oeil, ce faisant tu me tueras.

Mon père était aux champs. Je répondis à cet homme étrange qui connais- sait mon nom alors que je ne lui avais rien dit :
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L'Homme dans la chambre étroite - Poème

Et si nous décidions de changer ? Lire la suite...
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Laver la honte - Poème

Contre toutes les guerres... Lire la suite...
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Trois Poèmes- Poème - Recueil

Trois grands poèmes d'amour...

LA SULFUREUSE TEMPÊTE

C'était un temps du temps confus en sa grande confusion
les vitraux comme de sinistres cymbales
chargé de regards ténus et hagards
éclataient dans la ténébreuse lumière des temples sans piliers
les cloches vrilles sordides aux oreilles pliées
tempêtaient en symbiose
d'avec les chênes et les sapins
dans l'immense forêt perdues.

Parfaite fin dont les rets parvenus à se rompre
corps et biens dans la chair des statues
confessaient leur trouble dans la fureur des noms.

La pierre en son cachot de nuit
lourde de symboles infamants
cachait dans un étau de prières
les tenons tenus en semblable désarroi.
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L'enfant indigo - Poème - Recueil

Prix de Poésie "Jacques Normand" de la Société des Gens de Lettres de France 1992

Tu dormais dans des draps blancs
bordés de rouge, sur le ventre,
dans un caisson. Un pied contre la paroi,
les jambes repliées, une main sur ton menton,
et moi de l’autre côté.

Autour de la cage: des câbles, des tuyaux,
des appareils de mesure, des ciseaux,
un évier, un portemanteau,
des murs blancs.

Près de la cage : un pèse-bébé.
Autour encore : un radiateur,
un tableau blanc et des fiches
te concernant, un biberon,
un essuie-mains, un robinet d’oxygène.
Mes yeux dénudés cherchaient

dans ce cocon de faïence empli d’éther
une réplique d’espoir.

De mes yeux tombaient
le sang.
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A vrai dire - Poème - Recueil

Quelques poèmes d'amour...

L'arbre au voyageur

L'arbre
affaiblit par les caprices du temps,
pliant sous la neige,
si le voyageur par mégarde,
trop brutalement s'y appuie,
tombera, sans un cri.

Cependant, il se peut que,
si le voyageur compatissant,
balaie son blanc fardeau
et supporte quelque temps
sa fatigue, l'arbre s'agite
d'une seconde jeunesse.

Alors,
très certainement,
l'arbre reconnaissant,
proposera au voyageur de rester,
à l'abri de son manteau de bois vert.

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